Comment regarder un tableau (6/6) -
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Comment regarder un tableau (6/6)

le cri munch

Comment regarder un tableau (6/6)

Note : Cet article est une relecture du livre Comment regarder un tableau de Françoise Barbe-Gall paru aux Editions du Chêne, Hachette Livre, en 2008.

1) La Crucifixion, Grünewald

 

 

la Crucifixion grunewald

 

Il s’agit d’une crucifixion particulière.

 

Le Christ est au centre et il est bien plus grand que les autres personnages. Notre regard se porte directement sur lui.

C’est à ce moment que nous voyons la particularité de ce tableau : Jésus a souffert.

 

Il n’a pas l’aspect calme qu’on voit dans les autres peintures. Généralement nous avons l’impression qu’il est plus endormi que mort. Les tableaux portant sur ce thème montrent surtout son aspect divin et annoncent ce qu’il va se passer ensuite : il va retourner dans les cieux auprès de son père après avoir racheté le pêché des hommes par son sacrifice.

 

Ici pas d’aspect divin, pas d’ange, pas de colombe, pas de dieu, même pas une petite lumière. Jésus est montré ici comme un homme mort dans d’atroces souffrances. Il a des échardes et des pics dans tout le corps. Ses mains sont crispées. Le sang est présent partout : il a coulé sur son visage, il s’est répandu de ses pieds au sol et il a de multiples tâches de sang sur tout le corps.

 

La couleur du sang, le rouge, est ce qui domine le tableau. Les habits des deux saints (Saint Jean-Baptiste à droite et Saint-Jean à gauche) sont rouges. Celui de Marie-Madeleine l’est également même s’il est moins prononcé.

La couleur du décor renforce encore la présence du rouge.

 

L’obscurité met en évidence une autre couleur : le blanc de l’habit de Marie. Avec sa pâleur, on dirait qu’elle meure et que son habit lui sert de linceul.

La mort du Christ provoque donc la souffrance des autres personnages. Elle s’affiche sur le visage de Jean et se manifeste par la position de Marie-Madeleine. Elle est à genoux et elle a les mains croisées. Elle est désespérée, le Christ est mort et elle ne peut rien faire.

 

Seul Jean-Baptiste n’a pas d’émotion. C’est parce qu’il n’était pas là au moment des faits. Alors pourquoi est-il là ? Il s’agit d’une autre particularité de ce tableau. Jean-Baptiste était le dernier précurseur du Christ. C’est pour cela qu’il dit « Il faut qu’il croisse et que je diminue ». Sa présence montre le passage de l’ancien au nouveau testament, donc de la Loi à la Grâce. Mais par l’absence d’éléments divins, cette Grâce est symbolisée par la torture du Christ.

 

Tous les personnages nous renvoient au Christ. Jean-Baptiste le montre, Marie-Madeleine et Marie tendent leurs mains croisées vers lui, même l’agneau le regarde. Seul Jean ne le désigne pas, mais c’est parce qu’il a Marie dans ses bras.

Quoique nous regardions dans le tableau nous sommes redirigés vers le Christ et sa douleur.

 

Des éléments symboliques sont également présents.

Il y a l’agneau. Il rappelle une phrase de Jean : « Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Il symbolise donc la valeur du sacrifice de Jésus.

D’ailleurs c’est cet animal qui tient la croix. Pourquoi ? Parce que sa symbolique correspond au fondement de la religion chrétienne.

Il met aussi une patte autour d’un verre. Il s’agit évidement du calice qui a recueilli le sang du Christ. L’agneau vient de le reprendre il n’y a plus de sang à récupérer.

 

Il a également une boîte près de Marie-Madeleine. Je ne peux pas affirmer ce que c’est. Peut-être la boîte qui contient les hosties, donc le corps du Christ. Jésus serait alors au centre des deux éléments symboles du sacrifice : le sang d’un côté avec le calice et de le corps de l’autre avec la boîte.

 

Une dernière question se pose : pourquoi avoir représenté le Christ de cette façon ?

Ce n’est pas tout de découvrir une particularité encore faut-il l’expliquer.

 

Cette œuvre était un retable qui se trouvait dans l’église d’Issenheim à l’époque du « feu de saint Antoine ». Il s’agit d’une maladie due à l’ergot de seigle qui provoque des hallucinations, et d’intenses souffrances. Les gens mourraient de gangrène.

Quand les malades regardaient ce tableau, ils voyaient un Christ qui souffrait autant qu’eux. Ils se reconnaissent en lui.

 

Que faut-il retenir ?

 

– Les particularités. Dans la peinture religieuse, il y a une manière traditionnelle de représenter les thèmes. Donc quand des éléments s’écartent de l’habituel il faut les détecter et comprendre leur raison d’être.

– Les couleurs. Que ce soit celle du décor ou celles des habits, elles ont aussi une signification.

 

 

2) Le Bœuf écorché, Rembrandt

 

 

Le Boeuf écorché Rembrandt

 

 

Le sujet du tableau est un bœuf qui a été vidé. Il monopolise le regard.

 

Le cadrage est concentré sur lui. Un cadrage plus large, montrant par exemple tout l’intérieur d’une boucherie avec des gens qui travaillent, nous aurait permis de regarder ailleurs, de détourner le regard. Cela aurait aussi permis de normaliser la scène : c’est une boucherie, il y a un animal vidé c’est normal. Mais là, nous ne voyons que cet animal pendu. La scène peut se dérouler n’importe où.

Quelle est cette pièce ? Elle est impossible à identifier. Tout ce que nous savons c’est qu’elle est dans l’obscurité. On dirait une cave où une scène de torture a eu lieu.

 

Il n’est même pas représenter de manière réaliste. Le peintre n’a pas insisté sur l’anatomie de l’animal. C’est un ensemble de tâches brunes, rouges, jaunes et vertes.

L’utilisation de ces couleurs renforce le dégoût. Nous ne voyons pas un animal qui vient d’être vidé, c’est un bœuf mort dont la chair est en train de pourrir.

En le représentant de cette manière, le spectateur ne peut pas analyser les détails du bœuf. Il ne peut pas regarder les parties séparément. Il est obligé de regarder le bloc. L’animal s’impose encore. Il est énorme, on ne voit que lui, aucun moyen de fuir.

 

Au bout d’un moment, assez long pour moi je dois l’avouer, on se rend compte qu’il n’y a pas que le bœuf. Il y a aussi une femme qui se trouve derrière.

Que fait-elle là ? Enfin c’est peut-être elle qui me pose la question. Je suis peut-être vraiment dans une boucherie et elle est venue me dire que je n’ai rien à faire ici. C’est une idée que propose l’auteur. Mais je ne pense pas qu’elle soit là pour ça.

Pour moi, elle est là pour imposer un jeu de regard. D’habitude ce jeu se fait par rapport à un sujet plaisant. Soit les personnages peints voient ce que moi spectateur j’aimerais bien voir, soit je vois ce qu’une figure voudrait voir. Mais là le sujet me dégoute. J’aimerais bien être à la place de la femme pour m’y soustraire. Elle, elle ne voit que l’arrière, moi je vois l’intérieur.

La regarder me rappelle que je ne peux pas fuir, je ne peux que regarder ce bœuf pendu et vidé.

 

Que faut-il retenir ?

 

– Le cadrage. Voit-on une chose particulière en gros plan ou s’agit-il d’une vue éloignée ? Quel effet cela produit ?

– La représentation d’un animal ou un homme. Le peintre a-t-il insisté sur le réalisme, sur l’anatomie ou plus sur l’ensemble ? Pourquoi ?

-Le décor. Peut-on savoir où la scène se produit ? Quelle l’ambiance cela produit-il ?

 

3) Les Vieilles, Goya

 

 

Les vieilles goya

 

Il y a deux femmes, surement la maitresse en blanc et la servante en noir, tellement vieilles qu’elles ressemblent à des monstres. Pourtant elles ont fait des efforts pour ne pas y ressembler : elles ont mis leurs plus beaux bijoux et se sont maquillées. Celle en blanc porte une robe d’une grande élégance. Mais même celle-ci est marquée par le temps. Des tâches jaunes souillent la blancheur originelle.

Elle porte une flèche dans les cheveux qui peut rappeler Cupidon. Elle peut penser qu’elle est encore désirable.

Les bijoux renvoient à la richesse et à la coquetterie.

 

Mais elles ne peuvent pas échapper à la réalité. Celle en noir présente un miroir à sa maitresse. Cette dernière ne peut pas croire ce qu’elle voit. Elle tient un petit miroir entre ses mains qui confirme son état.

 

Ce miroir est intéressant. Quand les femmes le regardent, elles voient forcément le personnage derrière elles. Il symbolise le temps. Mais est-il vraiment reflété dans le miroir ? Il sert peut-être juste à montrer aux spectateurs que le thème du tableau est le temps. Mais on dirait que le dieu est lui même atteint par le temps. Il a des cheveux et une barbe blancs. Des tâches jaunes apparaissent sur la blancheur initiale de son aile droite. Celle de gauche prend les teintes pales du mur.

En tout cas il semble près à balayer la femme à la robe blanche. Il regarde aussi dans le miroir pour juger l’état de la femme. Le balai rappelle le passage de la bible disant qu’on est poussière et qu’on retournera à la poussière.

 

L’ironie est présente. Les femmes font peur et pourtant elles s’habillent comme dans leur jeunesse. Leurs efforts ne font qu’accentuer leur laideur. Même le miroir semble se moquer d’elle en leur disant « Que tal ? » (Comment ça va ?).

On a envie de rire mais on ne le fait pas parce qu’on sait que se sera peut-être nous un jour à leur place.

 

Que faut-il retenir ?

 

– Les accessoires. A quoi servent-ils ? Qu’est-ce qu’ils représentent ?

– L’apparence des personnages. Ils sont beaux ou non ? Jeunes ou vieux ?

 

4) Vision après le sermon, Gauguin

 

 

la vision après le sermon paul gauguin

 

 

Les bretonnes sont dans une attitude de prière. Elles sont représentées sans yeux ou les yeux fermés. Elles ne regardent donc pas le combat. D’ailleurs y en a-t-il réellement un ? Les couleurs et la disposition des personnages et objets font plutôt penser à une scène irréelle. Il ne s’agit pas d’un événement qui se passe dans la réalité mais d’une vision qu’elles ont. Ce que nous voyons c’est la vision qui leur apparait.

Ce ne sont pas les seules à la recevoir. Le moine situé sur le bord droit du tableau a également les yeux fermés.

Par contre, on ne sait pas si les trois bretonnes à côté du moine ferment les yeux. On ne sait pas non plus si elles prient. Du fait qu’elles soient de dos on peut se demander si elles ne regardent pas le combat. Elles seraient alors la représentation du spectateur dans le tableau. C’est par elles que nous rentrons dans le sujet.

Mais si elles ont les yeux ouverts que peuvent-elles voir ? Leur regard est bloqué par l’arbre. Ce tronc a donc une fonction. Il sépare le réel et l’imaginaire de la vision.

 

Et la vache qu’est-ce qu’elle fait là ? Aucune idée. Elle sert peut-être à indiquer l’endroit de la scène. Elle est du côté gauche du tronc, elle fait donc partie du réel. Des bretonnes plus cette vache, ça se passerait donc dans un pré. Mais le vert a été remplacé par le rouge.

 

Que dire de la vision ? Rien de particulier. Ce n’est pas son symbolisme qui intéresse le peintre. Ce qui l’intéresse c’est la manière de la montrer.

 

Voilà ce qui m’est venu à l’esprit quand j’ai regardé le tableau. Mais l’étrangeté de la représentation m’a poussé à faire des recherches.

 

Sa manière de peindre a pu être influencée par l’art japonais. Lors des Expositions Universelles de 1867 et 1876, des estampes ont été présentées. Celles-ci ont fortement intéressées les artistes.

 

Mais ce tableau marque aussi la naissance du Synthétisme. Il s’agit d’un courant pictural inventé par Gauguin. Il se caractérise par des : « aplats de couleurs vives sans perspective, ni modelé – cloisonnement des plans par des cernes – géométrisation de la composition – élimination des détails pour ne garder que l’essentiel – suppression de la perspective en profondeur. Les termes cloisonnisme, synthétisme résument leurs théories. » (Source : site pontaven.com)

C’est aussi une synthèse entre un fait réel et l’imaginaire du peintre.

 

Que faut-il retenir ?

 

– L’attitude des personnages. Que sont-ils en train de faire ?

– Le regard. Est-ce que les personnages voient ce qu’ils se passent ? Est-ce que quelque chose leur bloc la vue ?

– Les espaces. N’y a-t-il qu’un seul lieu ou plusieurs ? S’agit-il de lieux réels ou imaginaires ?

– L’originalité. Traditionnellement la peinture repose sur l’imitation de la nature. Donc quand un peintre s’en écarte ça nous surprend. Il faut alors se demander pourquoi il fait cela.

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5) Le Cri, Munch

 

 

le cri munch

 

 

Cette peinture est tellement célèbre que je pensais la connaître. Mais au moment de l’analyser je me suis aperçu que je ne l’avais jamais vraiment regardée.

 

Je croyais également que les sites internet regorgeaient de commentaires extrêmement approfondis. Quelle fut ma surprise ! Ce n’était pas le cas. Beaucoup s’arrêtent à la description.

 

 

Le Cri est donc célèbre mais pas véritablement connu.

 

 

Dès qu’on regarde le tableau on voit le personnage du premier plan.

 

Sa silhouette est déformée. Son corps s’allonge et se courbe. Le personnage n’a rien d’humain. Il revêt une allure spectrale. Ses mains et sa tête mêlent lividité et putridité. Le cri déforme encore sa bouche. Ses yeux ont été remplacés par des ronds blancs. Ils ne reflètent aucune expression. Cela me fait penser à la phrase : « les yeux sont le reflet de l’âme ». Si là c’est le cas, le personnage n’a plus d’âme.

 

Derrière cette figure, il y a deux hommes. Ils s’éloignent de l’autre.

 

Les traits droits du pont et de la rambarde les relient à celui du premier plan. Mais ces traits donnent l’impression que la distance qui les sépare va continuer de croître.

 

D’ailleurs ils s’opposent. Ils se tournent le dos. Puis eux, ils ont conservé une apparence humaine. D’ailleurs c’est tout ce qu’on voit d’eux, leur apparence qui se manifeste par les vêtements.

 

C’est peut-être pour ça qu’ils s’opposent. Les deux hommes symbolisent l’aspect extérieur, les convenances, les codes. Le premier au contraire montre l’aspect intérieur, ce qu’il y a sous le masque social, le mal-être qu’il ressent mais qu’il ne faut pas laisser paraître.

 

En tout cas ils partent et ils ne sont pas touchés par ce qu’il se passe.

 

 

Les deux bateaux n’ont pas non plus l’air inquiét par ce paysage. Pourquoi ils le seraient ? En réalité le décor est normal.

 

Là, la nature est déformée par le tempérament de l’artiste, ou du moins du premier personnage.

 

La courbure de son corps trouve un écho dans les courbes du paysage situé derrière lui. Le vert de son visage se retrouve également dans la partie à droite. Le blanc renvoie à la partie claire de la mer. Le bleu du vêtement se retrouve aussi dans le paysage. Les traces de rouge rappellent les courbes (encore) du soleil et la couleur du pont.

 

Ce n’est pas la nature qui donne ses couleurs au personnage, c’est lui qui rejette sa personnalité sur la nature.

 

Le personnage rejette sa personnalité sur le paysage. Il voit la nature à travers son malaise.

 

Les couleurs sont fortes. Il y a un tel contraste entre le rouge et le bleu qu’on dirait une lutte. Il y a aussi un contraste de formes : les courbes du paysage contre les traits droits du pont.

 

Tous ces éléments donnent une impression de mal-être, presque de folie. Le personnage ne sait plus comment réagir par rapport à ce qu’il vit. C’est pour ça qu’il crie.

 

Mais il se bouche les oreilles ? C’est pour ne pas entendre son propre cri ? Ou alors il les bouche et hurle pour échapper à d’autres bruits ? Pourtant le paysage n’a pas l’air bruyant. Il lutterait donc contre des voix intérieures.

 

Mais il ne crie pas forcément pour quelque chose, il peut le faire contre quelque chose. Mais contre quoi ? Les apparences, la société ?

Puis est-ce qu’il se bouche vraiment les oreilles ? Ses mains sont déformées et prennent toute la tête. C’est peut-être un moyen de lutter contre la folie qui l’envahit, un moyen de ne pas perdre la tête.

 

Ce personnage peut être une représentation du peintre. Celui-ci a été profondément marqué par la mort de sa mère, de son frère, d’une de ses sœurs et de la dépression de l’autre. Cela expliquerait le thème de la tristesse, de la maladie et de la mort.

 

Mais dire cela serait réducteur. Je préfère voir ce crieur comme la représentation de chaque spectateur qui le contemple. C’est le portrait de chaque homme qui a déjà connu le tourment.

 

Je mets beaucoup de peut-être et de point d’interrogations parce que je ne peux pas affirmer ce que j’avance. Ce commentaire est mon interprétation. Je n’ai donc pas la prétention de l’instituer comme analyse universelle. Vous pouvez être d’accord avec moi ou avoir une autre vision.

 

Si c’est le cas n’hésitez pas la laisser dans les commentaires, ça m’intéresse de la connaître.

 

Que faut-il retenir ?

 

– Les personnages. Combien il y en a ? A quoi ils ressemblent ? Est-ce qu’il y a des oppositions entre eux ?

– Le décor. Les couleurs et les formes sont-elles normales ? Si non pourquoi ?

 

 

Conclusion

 

J’ai adoré ce livre.

 

En présentant des peintres et des tableaux si variés, il constitue un socle de connaissance indispensable pour tous ceux qui s’intéressent à la peinture.

 

En plus d’améliorer ma culture picturale, il m’a permis de développer mes analyses.

 

Ceux qui possèdent cet ouvrage se sont rendus compte que certaines peintures n’ont pas été commentées. Ne vous inquiétez pas ça va venir. J’ai préféré ne pas en parler tout de suite parce que je trouvais mes propos trop succincts. Je réserve donc ces tableaux pour de futurs articles qui seront documentés et complets.

 

J’espère que ça vous a plu et que vous avez appris des choses.

Si vous avez des questions ou des remarques, écrivez-les en commentaire.

2 commentaires
  • Stéphane JIQUEL
    Publié à 15:25h, 06 mars Répondre
    Merci pour vos analyses de tableaux qui apportent un angle très intéressant dans leur lecture.
    Concernant « le cri », il semblerait, d’après le journal de notes de Munch, qu’il s’agisse d’un auto-portrait et que c’est en entendant un cri venu de nul part que le peintre se serait bouché les oreilles : « Le soleil se couchait. […] Le bleu, pâle et terne, le jaune et le rouge taillaient le fjord. Le rouge sang explosait et éclaboussait le sentier de la rambarde… J’ai senti monter un grand cri et j’ai entendu ce grand cri. »
    • touslestableaux
      Publié à 09:04h, 08 mars Répondre
      Je connaissais cet élément autobiographique mais je n’en ai pas tenu compte pour donner une interprétation plus générale. Mais je vous remercie de l’avoir mis en commentaire, c’est important de le savoir.

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