Zdzislaw Beksinski

Zdzislaw Beksinski

 

 

Biographie

 

 

 

Zdzislaw BeksinskiZdzislaw Beksinski nait le 24 février 1929 à Sanok.

 

Enfant il rêve de faire l’école du cinéma mais son père le force à faire des études d’architecte.

En 1952, il se retrouve diplômé de la Faculté d’architecture de la Polytechnique de Cracovie.

 

Il travaille ensuite sur des chantiers pendant 3 ans, le temps de remplir son devoir de travail. Il occupe le poste de contremaître, puis de chef de chantier et enfin d’inspecteur contrôleur.

 

Il est ensuite renvoyé parce qu’il s’intéresse plus à la peinture qu’à la construction.

 

Après cela il travaille par intermittence au Musée de la Construction Populaire puis dans une usine d’autobus.

 

Il passe alors pour la honte de la ville. Même si maintenant il en est la fierté, il rase encore les murs de Sanok à cause du traumatisme.

 

Il commence la photographie dans les années 50. Mais ça ne lui correspondait pas.

Toutes ses photos sont en fait des constructions, des montages. Ce qui l’intéresse c’est la « réalité intérieure » et pas ce qui l’entoure.

 

A la fin des années 50, il fait des réalisations artistiques abstraites. Il s’agissait de sculptures faites à partir de tôles et de fils de fer.

 

A la même époque, il fait des dessins figuratifs mais irréels.

 

Il se met finalement à la peinture à l’huile.

 

En 1964 il a sa première exposition à l’Orangerie de Lazienki à Varsovie.

 

A la fin des années 70 il devient célèbre grâce à une série de tableaux aux représentations irréelles qu’il a lui-même appelé « le photographie des rêves ».

 

En 1977, il déménage à Varsovie car sa maison a été choisie pour être démolie.

 

Dans les années 80, ses tableaux se retrouvent dans une galerie parisienne grâce à Piotr Dmochowski.

 

Mais le contrat passé avec lui stipule que le peintre ne peut donner ou vendre ses tableaux qu’à Piotr Dmochowski, et s’il décide de le rompre il doit lui fournir 50 tableaux.

 

A cause du manque de liberté et grâce aux changements sur le marché polonais il met fin au contrat dans les années 90.

 

Artistiquement, il continue à peindre et se lance dans des photomontages sur ordinateur.

 

En 1998 sa femme, Zofia, décède d’une rupture d’anévrisme. Un an plus tard son fils Tommek se suicide.

 

Le 21 février 2005, Zdzisław Beksiński est retrouvé mort, tué par le fils de son homme à tout faire de quinze coups de couteau.

 

 

 

Présentation de tableaux

 

 

Dessins abstraits

 

 

Zdzislaw Beksinski

 

Zdzislaw Beksinski dessin

 

Zdzislaw Beksinski dessin

 

Zdzislaw Beksinski dessin

 

Zdzislaw Beksinski dessin

 

Le fantastique (1968-1983)

 

 

 

Zdzislaw Beksinski

 

Zdzislaw Beksinski

 

Zdzislaw Beksinski

 

Zdzislaw Beksinski

 

 

 

 

Evolution vers la simplification (1984-1989)  même si ça reste compliqué

 

 

 

Zdzislaw Beksinski

 

Zdzislaw Beksinski

 

Zdzislaw Beksinski

 

Zdzislaw Beksinski

 

Zdzislaw Beksinski

 

 

Encore plus de simplification (1990-1994)

 

 

 

zdzisław beksiński

 

zdzisław beksiński

 

zdzisław beksiński

 

zdzisław beksiński

 

zdzisław beksiński

 

 

Dernière évolution picturale (1995-2005)

 

 

 

zdzislaw beksinski

 

zdzislaw beksinski

 

zdzisław beksiński

 

zdzisław beksiński

 

zdzisław beksiński

 

 

Son processus de création

 

 

Pour expliquer au mieux son état d’esprit lorsqu’il peint, j’ai préféré garder ses propos :

 

« Je n’attaque pas le tableau tant que je n’ai pas l’entière idée dans la tête. Mais plus d’une fois, dans la première vingtaine de minute, cette idée est remplacée par une tout autre. Je suis attiré par la réalisation de ce qui me trotte dans la tête. Toutefois, souvent je ne suis pas content de ce qui sort du pinceau et qui n’est pas adéquat avec ma vision. Le premier jour du travail est le plus joyeux. Puis, au fil des journées, je deviens fatigué et suis de plus en plus convaincu que je suis en train de créer une « croûte ». Quand le tableau achevé est pendant longtemps accroché au mur à la maison, je commence progressivement à m’y habituer et cesse de voir ses défauts. Le processus de peindre est un boulot fatigant. » 

 

On notera qu’un peu plus tard sa conception évolue.

 

« L’action de peindre ne consiste pas à trouver des idées. Le tableau se voit. Le fait de peindre découle du besoin d’articuler plastiquement sa propre vision, et de rien d’autre. » 

 

Si au début peindre consiste à reproduire ses idées, cela devient ensuite la représentation du tableau qu’il a en tête.

 

Dans tous les cas il finit par gâcher ses tableaux.

 

Ce qu’il préfère c’est la première esquisse. Puis il la peint, mais à la fin il est obligé de finasser et il « bousille » le tableau.

Il fait en sorte que son tableau soit expressif, mais un moment il bousille sa meilleure idée à cause d’un besoin de finition. La forme l’emporte alors sur l’expression. Ce besoin de finition est dû à son perfectionnisme qui est pour lui une tare.

 

 

Interprétations de ses tableaux

 

 

Qu’attend-il du spectateur ?

 

 

Le peintre n’attend rien du spectateur. Il peint sans penser à la réception de son œuvre. Il peint pour lui-même.

 

D’ailleurs il a horreur de faire des expositions et d’entendre des commentaires sur ses tableaux qu’ils soient positifs ou non.

 

Pour lui l’interprétation vient uniquement du spectateur et l’analyse devrait s’arrêter à « ça me plaît ou ça ne me plaît pas ».

 

Lui, la seule chose qui l’intéresse c’est la matière picturale.

 

Il considère d’ailleurs que le contenu de ses œuvres est incommunicable. Elles viennent d’une certaine atmosphère qu’il ressent mais qu’il ne parvient pas à nommer.

 

Le sens de ses œuvres n’est pas verbalisable. Ses tableaux sont faits pour être regardés et pas racontés.

 

Ses tableaux n’a pas pour but de répondre à des questions mais de nous émerveiller, de nous bouleverser.

 

Les gens lui demandent sans cesse ce que représentent ses tableaux. Mais pour lui ils n’ont pas de signification. Ils sont faits pour être vus et pas interprétés. Il ne faut pas chercher pourquoi tel personnage est peint de telle façon et avec telle couleur. Quand il peint il s’intéresse surtout à l’aspect visuel.

 

 

Zdzisław Beksiński ne représente pas la cruauté

 

 

Certains des ses tableaux montrent des gens écorchés, des muscles à nu, du sang et des plaies.

Mais pour l’artiste il ne s’agit pas d’exposé la cruauté. Il s’agit surtout de peindre quelque chose qu’il aime : la peau.

 

Des tableaux montrent de la chaire atteinte par la décomposition. Pour lui ce n’est pas de la décomposition mais de la forme. Là où les gens voient des traces, des tâches, des cicatrices, pour lui c’est simplement des lignes. Il s’agit de détails qu’il insère parce qu’il a horreur du vide.

 

« On m’a reproché plus d’une fois, que je peins des gens écorchés ou bien des cadavres. Ca n’existe pas dans mes tableaux, et à coup sûr dans mes intentions. En tant que peintre, la chaire humaine lisse m’ennuie. »

 

Pour lui ses tableaux ne représentent pas l’épouvante non plus, « Ce sont des personnages humains, des visages et rien d’autre ».

 

Dans ses tableaux certains éléments font référence à la mort. Pour le peintre c’est normal puisque tout le monde s’y intéresse sauf que lui il peint ce qu’elle lui inspire.

Mais il n’y a pas de sens particulier derrière et il ne faut pas y voir de grandes réflexions.

 

Ce qu’il représente vient toujours d’une réalité qu’il imagine. Il s’agit d’une représentation de son imagination et pas de quelque chose d’existant. Son tableau est donc comme un rêve. Il peut être effrayant mais en aucun cas cruel.

 

Certains ont interprété ces tableaux à partir de la seconde guerre de mondiale, par rapport aux horreurs que le peintre a pu voir.

 

Mais Zdzisław Beksiński affirme que ces peintures n’ont aucun rapport avec le contexte historique ou politique.

 

 

Analyses psychologiques

 

 

Un moment le peintre s’est intéressé à la psychologie, à l’inconscient et même au spiritisme. Mais il explique que lire ses tableaux à partir de ces notions est absurde. Ça peut aider à comprendre la personnalité de l’artiste mais ça n’explique pas le tableau.

 

Zdzisław Beksiński a certaines particularités :

 

– Il a horreur des odeurs quelles soient naturelles ou artificielles, même celle des fleurs.

 

– Il « déteste particulièrement tout ce qui est biologique et naturel. »

 

– Avant de partir de Sanok il a brûlé une grande quantité de ses tableaux. Il avait peur que dans le futur tous ses bons tableaux soient perdus et qu’on ne retrouve que « ses croûtes » et qu’il soit connu à partir de celles-ci.

 

– Le peintre avoue que son père a eu une influence sur lui en lui répétant qu’un vrai homme ne pleure pas et n’affiche pas ses sentiments.

Il a ainsi été élevé de façon à devoir un « sahib blanc ».

Pour lui le baisé est devenu quelque chose de réservé à la sphère sexuelle et il angoisse que quelqu’un l’embrasse.

 

Certains ne parlent que de ces éléments pour montrer l’étrangeté du peintre.

Mais il s’agit d’un portrait incomplet.

 

Il reste quelqu’un de normal :

 

– Il ne boit pas d’alcool et ne consomme pas de stupéfiants. (Exit la théorie de l’artiste drogué ou alcoolique)

 

– Il a eu une femme avec qui il parlait beaucoup et de plein de choses. Quand elle voulait sortir, il interrompait volontiers son travail et partait avec elle.

Il ne s’agit donc pas d’un artiste enfermé dans son atelier qui n’a de lien avec personne.

 

– Pour lui le bonheur n’est pas un état qu’on atteint mais vers lequel on tend.

 

– Il n’a aucune envie d’autodestructrice. Quand il a un problème il cherche immédiatement une solution, il ne se laisse pas aller.

– Pour lui l’idée du suicide est inacceptable.

 

 

Analyses religieuses

 

Il ne s’intéresse pas à la religion.

 

Quand il peint une croix, il n’y a pas de symbolique religieuse. Il le fait pour ce qu’elle représente : la mort. C’est la croix qu’on voit partout dans les cimetières. L’homme sur la croix ne représente pas Jésus car le Christ et l’idée de rédemption sont absents de son esprit.

 

 

 

La forme et le fond

 

Pour lui la forme est plus importante que le fond. Quand il peint ce qui l’intéresse c’est de modeler la forme de façon à ce que chaque spectateur comprenne que c’est lui qui l’a faite.

Le contenu est dû au hasard même s’il préfère certaines ambiances comme la mélancolie. Ces œuvres ne sont en aucun cas des protestations contre la contamination de l’atmosphère ni contre la guerre nucléaires.

 

 

Ses inspirations artistiques

 

 

A l’école il manifestait déjà des dons et il n’arrêtait pas de dessiner.

Ses créations allaient dans deux directions.

La première, officielle, avaient un caractère martyrologue. Il prenait exemple sur Grottger.

L’autre direction consistait à représenter des dessins dignes du magasine Playboy.

 

En 1948, il visite une Exposition de l’Art Moder à Cracovie. Il se rend alors compte qu’il y a quelque chose qu’il ne comprend pas mais qui l’attire énormément. Il abandonne alors l’esthétique de Grottger.

 

Il a ensuite était inspiré par d’autres personnes même si personne n’a aperçu les ressemblances.

 

Il s’agit de :

 

 

Tadeusz Brzozowski

Tadeusz Brzozowski

Tadeusz Brzozowski

 

 

 

 

 

Wojtkiewicz

Wojtkiewicz

Wojtkiewicz

 

 

Aleksander Gierymski

Aleksander Gierymski

Aleksander Gierymski

 

 

 

Pour aller plus loin

 

 

Les représentation des œuvres du peintre et les textes que j’ai utilisés pour faire cet article viennent de ce site :   Cliquez ici pour le découvrir !

 

Je vous conseille d’y aller pour en apprendre encore plus sur ce peintre et pour voir toutes ses oeuvres.

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